Beaucoup de femmes consultent quand la situation est déjà très dégradée.
Elles arrivent épuisées, en perte de repères, parfois en arrêt de travail, souvent avec cette phrase :
« J’aurais dû venir plus tôt. »
Pourquoi cette attente ?
Pourquoi tant de femmes minimisent leur souffrance professionnelle, parfois pendant des années ?
« Ce n’est pas si grave » : la banalisation de la souffrance
La souffrance au travail est souvent relativisée, surtout chez les femmes :
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« Il y a pire ailleurs »
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« Je devrais m’en sortir seule »
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« Ce n’est pas un burn-out »
Cette banalisation retarde la demande d’aide, alors même que les signaux sont déjà présents : fatigue mentale, irritabilité, perte de sens, surcharge émotionnelle.
La culpabilité comme frein majeur
De nombreuses femmes ressentent une culpabilité à l’idée de consulter :
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culpabilité de “ne pas assurer”
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culpabilité de prendre du temps pour soi
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culpabilité de se plaindre
Cette culpabilité est rarement individuelle.
Elle s’inscrit dans des normes sociales qui valorisent :
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la disponibilité
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l’endurance
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le fait de “tenir bon”
Des exigences internes très élevées
Les femmes que j’accompagne sont souvent :
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investies
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consciencieuses
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exigeantes envers elles-mêmes
Elles ont intégré l’idée qu’il faut :
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s’adapter
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faire face
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ne pas flancher
Consulter est alors vécu comme un aveu de faiblesse, alors qu’il s’agit en réalité d’un acte de lucidité.
Le mythe du “ça va passer”
Espérer que la situation s’améliore d’elle-même est compréhensible.
Mais lorsque la souffrance dure, ce mécanisme conduit souvent à :
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une chronicisation
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une fatigue psychique accrue
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une perte de confiance en soi
Attendre n’apaise pas toujours.
Parfois, cela épuise davantage.
Pourquoi consulter plus tôt change tout?
Un accompagnement précoce permet souvent :
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de mettre des mots avant la rupture
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de comprendre ce qui se joue au travail
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de restaurer des marges de manœuvre
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d’éviter l’effondrement
Il ne s’agit pas de “dramatiser”, mais de se respecter suffisamment pour ne pas attendre l’urgence.
Consulter n’est pas un signe de faiblesse.
C’est souvent une manière de se protéger avant d’être contrainte de s’arrêter.
J’accompagne en visio les femmes confrontées à une souffrance liée au travail, une charge mentale excessive ou un épuisement psychique, dans un cadre confidentiel et respectueux.
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