Être très investie au travail : une qualité… ou un facteur de risque ?

Publié le 31 janvier 2026 à 07:47

On vous décrit souvent comme quelqu’un de :

fiable

engagée

consciencieuse

impliquée

Vous prenez votre travail à cœur. Vous faites “un peu plus que ce qui est demandé”.
Et longtemps, cela a été valorisé.

Mais pour certaines personnes — et particulièrement pour de nombreuses femmes — ce surinvestissement professionnel devient progressivement un facteur de vulnérabilité psychique.

 

Le surinvestissement professionnel : de quoi parle-t-on ?

 

Le surinvestissement ne signifie pas simplement aimer son travail.
Il s’agit d’un engagement intense et durable, souvent caractérisé par :

  • une difficulté à s’arrêter

  • une forte responsabilité ressentie

  • un engagement émotionnel élevé

  • un effacement progressif de ses propres limites

Ce fonctionnement est souvent encouragé… jusqu’à ce qu’il ne le soit plus.

Pourquoi ce profil est particulièrement exposé?

 

Les personnes très investies présentent souvent :

  • un sens aigu des responsabilités

  • un besoin de bien faire

  • une loyauté forte envers le travail ou l’institution

  • une difficulté à demander de l’aide

Ces qualités deviennent problématiques lorsqu’elles s’exercent dans un contexte de :

  • surcharge

  • manque de reconnaissance

  • exigences floues ou contradictoires

Le risque n’est pas l’investissement en soi, mais l’absence de contrepoids.

Quand une qualité devient un facteur de risque

 

Le surinvestissement devient coûteux lorsque :

  • le travail envahit l’espace mental

  • le repos génère de la culpabilité

  • la valeur personnelle dépend fortement du travail

  • les signaux de fatigue sont ignorés

Progressivement, le corps et le psychisme compensent… jusqu’à l’épuisement.

 

Pourquoi “lever le pied” n’est pas si simple?

 

Dire à une personne très investie de “lever le pied” est souvent inefficace.
Pourquoi ? Parce que ce fonctionnement repose sur :

  • des valeurs

  • une identité professionnelle

  • des attentes intériorisées

  • parfois une histoire personnelle

Il ne s’agit donc pas d’un simple choix rationnel, mais d’un équilibre psychique à retravailler.

Ce que l’accompagnement en psychologie du travail permet

 

Un travail thérapeutique permet notamment de :

  • comprendre les mécanismes du surinvestissement

  • différencier engagement et auto-exploitation

  • retravailler le rapport aux limites

  • réduire la culpabilité liée au repos

  • retrouver un engagement plus soutenable

L’objectif n’est pas de renoncer à ses valeurs, mais de les préserver sans s’y épuiser.

Être très investie n’est pas un défaut.
Mais sans ajustement, cela peut devenir un risque pour la santé psychique.

J’accompagne en visio les personnes en surinvestissement professionnel, confrontées à une fatigue mentale ou à un risque d’épuisement, dans un cadre confidentiel et respectueux.

 

 

Liens utiles pour approfondir

 

Selon votre situation, d’autres difficultés peuvent être associées à la charge mentale :

 

Ces situations sont souvent liées et nécessitent une compréhension globale du vécu professionnel.