On vous décrit souvent comme quelqu’un de :
fiable
engagée
consciencieuse
impliquée
Vous prenez votre travail à cœur. Vous faites “un peu plus que ce qui est demandé”.
Et longtemps, cela a été valorisé.
Mais pour certaines personnes — et particulièrement pour de nombreuses femmes — ce surinvestissement professionnel devient progressivement un facteur de vulnérabilité psychique.
Le surinvestissement professionnel : de quoi parle-t-on ?
Le surinvestissement ne signifie pas simplement aimer son travail.
Il s’agit d’un engagement intense et durable, souvent caractérisé par :
-
une difficulté à s’arrêter
-
une forte responsabilité ressentie
-
un engagement émotionnel élevé
-
un effacement progressif de ses propres limites
Ce fonctionnement est souvent encouragé… jusqu’à ce qu’il ne le soit plus.
Pourquoi ce profil est particulièrement exposé?
Les personnes très investies présentent souvent :
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un sens aigu des responsabilités
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un besoin de bien faire
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une loyauté forte envers le travail ou l’institution
-
une difficulté à demander de l’aide
Ces qualités deviennent problématiques lorsqu’elles s’exercent dans un contexte de :
-
surcharge
-
manque de reconnaissance
-
exigences floues ou contradictoires
Le risque n’est pas l’investissement en soi, mais l’absence de contrepoids.
Quand une qualité devient un facteur de risque
Le surinvestissement devient coûteux lorsque :
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le travail envahit l’espace mental
-
le repos génère de la culpabilité
-
la valeur personnelle dépend fortement du travail
-
les signaux de fatigue sont ignorés
Progressivement, le corps et le psychisme compensent… jusqu’à l’épuisement.
Pourquoi “lever le pied” n’est pas si simple?
Dire à une personne très investie de “lever le pied” est souvent inefficace.
Pourquoi ? Parce que ce fonctionnement repose sur :
-
des valeurs
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une identité professionnelle
-
des attentes intériorisées
-
parfois une histoire personnelle
Il ne s’agit donc pas d’un simple choix rationnel, mais d’un équilibre psychique à retravailler.
Ce que l’accompagnement en psychologie du travail permet
Un travail thérapeutique permet notamment de :
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comprendre les mécanismes du surinvestissement
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différencier engagement et auto-exploitation
-
retravailler le rapport aux limites
-
réduire la culpabilité liée au repos
-
retrouver un engagement plus soutenable
L’objectif n’est pas de renoncer à ses valeurs, mais de les préserver sans s’y épuiser.
Être très investie n’est pas un défaut.
Mais sans ajustement, cela peut devenir un risque pour la santé psychique.
J’accompagne en visio les personnes en surinvestissement professionnel, confrontées à une fatigue mentale ou à un risque d’épuisement, dans un cadre confidentiel et respectueux.
Liens utiles pour approfondir
Selon votre situation, d’autres difficultés peuvent être associées à la charge mentale :
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Charge mentale : pourquoi les femmes paient le prix fort au travail: charge mentale, double journée, culpabilité, analyse psychologique et pistes pour sortir de l’épuisement professionnel des femmes.
-
Fatigue mentale au travail : comprendre pourquoi le repos ne suffit plus et quand consulter un psychologue du travail.
Ces situations sont souvent liées et nécessitent une compréhension globale du vécu professionnel.
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