Charge mentale : pourquoi les femmes paient le prix fort au travail

Publié le 29 janvier 2026 à 08:24

Beaucoup de femmes disent :
« J’ai l’impression de penser à tout, tout le temps. »
Elles travaillent, gèrent, anticipent, organisent… souvent sans pause mentale réelle.

Cette charge mentale, largement invisibilisée, est aujourd’hui l’un des facteurs majeurs de fatigue psychique et de souffrance au travail chez les femmes.

Elle n’est ni une fragilité, ni un défaut personnel.
Elle est le résultat d’un empilement de rôles, d’exigences et de responsabilités, souvent sous-estimé.

La charge mentale : de quoi parle-t-on vraiment ?

La charge mentale ne se limite pas au fait d’avoir “beaucoup de choses à faire”.
Elle correspond au fait de devoir penser en permanence à ce qui doit être fait, pour soi et pour les autres.

Elle implique :

  • l’anticipation

  • la planification

  • la vigilance constante

  • la responsabilité implicite

Au travail comme à la maison, cette charge est continue, souvent silencieuse, et rarement reconnue.

Travail, famille, exigences internes : l’empilement invisible

De nombreuses femmes cumulent :

  • des exigences professionnelles élevées

  • une implication importante dans la sphère familiale

  • des standards internes très exigeants

À cela s’ajoutent souvent :

  • la peur de décevoir

  • la culpabilité de ne jamais en faire assez

  • la difficulté à déléguer ou à lâcher prise

Cet empilement crée une surcharge psychique durable, même lorsque “tout semble aller bien” de l’extérieur.

Pourquoi ce n’est pas un “problème d’organisation”?

La charge mentale est souvent réduite à une question de gestion du temps.
Or, ce n’est pas un problème d’agenda ou de to-do list.

Il s’agit plutôt :

  • d’une répartition inégale des responsabilités

  • d’attentes sociales intériorisées

  • de normes de performance élevées

  • d’un manque de reconnaissance du travail invisible

Demander aux femmes de “mieux s’organiser” revient souvent à leur demander de s’adapter davantage à une surcharge déjà excessive.

Ce que le travail thérapeutique peut apporter

Un accompagnement en psychologie du travail permet notamment de :

  • rendre visible ce qui ne l’est pas

  • comprendre les mécanismes de la surcharge mentale

  • identifier les injonctions internes et externes

  • travailler la culpabilité et le sentiment d’illégitimité

  • restaurer des limites plus protectrices

Il ne s’agit pas de “faire moins”, mais de faire autrement, avec plus de justesse et de respect de soi.

Vous n’êtes pas “trop sensible”.
Vous êtes sursollicitée.

La charge mentale n’est pas un problème individuel, mais une réalité psychologique et sociale qui mérite d’être prise au sérieux.

J’accompagne en visio les femmes confrontées à une charge mentale excessive, une fatigue psychique ou une souffrance liée au travail, dans un cadre confidentiel et bienveillant.

Liens utiles pour approfondir

 

Selon votre situation, d’autres difficultés peuvent être associées à la charge mentale :

 

Ces situations sont souvent liées et nécessitent une compréhension globale du vécu professionnel.